3 bis f - centre d'art

Thierry Lagalla - La nature existe, c’est rigolo [saison 3]

du 21 septembre au 30 novembre 2017

¬

 

Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain

Les imaginaires d'un monde in-tranquille

du 9 juillet au 15 octobre

Cette exposition est le quatrième volet d’une exploration de la création contemporaine de ces trente dernières années, abordée dès 2004 par le Centre d’art sous l’angle de l’affectation de l’idiotie, de la résurgence du grotesque, et poursuivi en 2014 et 2015 avec « Les Esthétiques d’un Monde désenchanté », puis « Constructeurs d’Absurde, Bricoleurs d’Utopie ».
L’exposition de l’été 2017 fait la part belles aux fantasmes et aux superstitions, sur un ton ironique, parodique et décalé. Un sentiment domine, celui que l’univers est imprégné d’une inquiétante étrangeté.

¬

Marie-France Uzac – Première, 23e édition / Vendange tardive 2017

du 12 novembre 2017 au 14 janvier 2018

¬

 

BBB centre d'art

Laura Henno - M’tsamboro

du 4 octobre au 20 décembre 2017

Dans un contexte de mouvement migratoire sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, d’une mise en tension des représentations de l’altérité, de signes de repli identitaire constatés au coeur de nos Etats nations, «M’Tsamboro» est une invitation à remettre en perspective notre contrat social. Le projet de Laura Henno aborde la question des migrations clandestines et des trafics humains depuis une région ultrapériphérique de l’Europe, l’archipel des Comores et le département français Mayotte, avec une attention particulière portée à la situation des mineurs dans le contexte migratoire. Une artiste, un centre d’art et un laboratoire de recherche interdisciplinaire s’associent pour donner à voir et à penser la complexité des migrations contemporaines.

¬

 

Bétonsalon

Candice Lin - A Hard White Body (Un corps blanc exquis)

du 6 septembre au 23 décembre 2017

Avec A Hard White Body (Un corps blanc exquis), Candice Lin fait réson­ner deux his­toi­res dont l’entre­la­ce­ment ne relève d’aucune évidence. L’écrivain et pen­seur poli­ti­que noir amé­ri­cain exilé en France James Baldwin (1924-1987) et la bota­niste fran­çaise Jeanne Baret (1740-1807), pre­mière femme à avoir navi­gué autour du globe lors du voyage de Bougainville, sem­blent ne rien par­ta­ger sinon leurs ini­tia­les. Lin asso­cie deux per­son­na­ges qui, à deux siè­cles d’écart, ont vécu des désirs permis seu­le­ment par le dépla­ce­ment loin de leur terre natale et se sont joués des pro­jec­tions de genre et de race qui leur étaient assi­gnées, jusqu’à par­fois s’en récla­mer.

¬

La Permanence

A la Villa Vassilieff du 19 au 30 septembre 2017

Dans le cadre de la rési­dence de Koki Tanaka (Pernod Ricard Fellow 2017)

 

À tra­vers son tra­vail, Koki Tanaka (Pernod Ricard Fellow 2017) assem­ble des col­lec­tifs tem­po­rai­res autour d’acti­vi­tés qui s’effor­cent de rendre visi­­ble des situa­­tions habi­­tuel­­le­­ment igno­­rées de notre quo­­ti­­dien. Durant sa rési­dence, la Villa Vassilieff se trans­forme en « per­ma­nence », s’ouvrant à des artis­tes, com­mis­sai­res, cher­cheurs/ses, phi­lo­so­phes, éducateurs/trices, mili­tant-e-s ou encore étudiant-e-s pour déployer un cer­tain nombre de conver­sa­tions tou­chant à des sujets très variés, mais ayant tous en commun de s’inter­ro­ger sur les pos­si­bles maniè­res d’agir sur le monde dans lequel nous vivons, que ce soit à tra­vers l’éducation, l’hos­pi­ta­lité ou encore l’écologie.

¬

 

CAC Brétigny

Cette femme pourrait dormir dans l'eau

du 30 septembre au 9 décembre 2017

L'exposition «Cette femme pourrait dormir dans l'eau» a été conçue par l'artiste Hélène Bertin suite à une recherche sur l'art de vivre et la pratique artistique de Valentine Schlegel auprès de ses proches, ses élèves et ses collectionneurs. La voyant tranquillement faire la sieste dans n'importe quel espace, l'un de ses amis pêcheurs choisit cette expression sétoise pour nommer son attitude sereine.

¬

 

Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson

Alex Cecchetti - Tamam Shud

du 3 octobre au 31 décembre 2017

À la fois plasticien, poète et chorégraphe, l’artiste d’origine italienne Alex Cecchetti conçoit des performances interactives et des objets inclassables qui peuvent prendre place dans des expositions ou ailleurs. Il puise son inspiration dans la littérature, la philosophie, les sciences ou la musique avec un grand sens du jeu et de l’humour. Qu'il s’agisse d’une stand-up comedy sur la mort, d’une promenade à reculons dans des jardins botaniques ou d’une "visite du Louvre sans le Louvre", chacune de ses œuvres est une véritable expérience partagée par une communauté de spectateurs. Son langage poétique et gestuel rapproche mystérieusement les participants pour les embarquer dans des rituels ou des voyages où la perception et les grandes questions existentielles sont remises en jeu.

¬

 

Centre d'art contemporain La Halle des bouchers

Juan Fernando Herrán - La Pierre et la Poussière

du 16 septembre au 26 novembre 2017

Pour sa première exposition personnelle dans une institution européenne, Juan Fernando Herrán (né en 1963, vit et travaille à Bogotá) propose pour le Centre d’art contemporain La Halle des bouchers une installation inspirée par la sédimentation séculaire propre à la ville de Vienne.

Si l’étude des matériaux et des objets archéologiques est la clé qui lui permet d’interpréter le passé, elle révèle et témoigne également de la façon dont le présent est ancré dans l’Histoire. Les œuvres de Juan Fernando Herrán abordent des problématiques qui permettent de croiser des contextes culturels avec des sujets sociétaux qui ne sont pas toujours visibles de prime abord. Pour son projet à Vienne, l’artiste s’est intéressé à tracer et questionner le matériel archéologique et patrimonial de la ville, et la manière dont la sédimentation a façonné son histoire.

¬

Tarik Kiswanson - All The Things My Eyes Don't See

du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018

« Entrer dans un Musée archéologique, c’est abandonner l’idée d’une identité stable, s’ouvrir à tous les mondes, et les laisser devenir une partie de soi. Regarder de l’autre côté du miroir, imaginer tout ce que l’on voit, non pas en une seule et unique vérité, mais en une multitude de vérités : tous ces mondes se réuniraient alors pour créer un ensemble. Imaginer ce musée, c’est imaginer un monde par dessus un autre. Très littéralement, ce musée est le miroir et le fantôme flottant au-dessus de ses propres reliques. » Tarik Kiswanson

¬

 

Centre d'art et photographie de Lectoure

L'été photographique de Lectoure - Cette réalité qu’ils ont pourchassée

du 15 juillet au 24 septembre 2017

Une exposition est une constante mise à l’épreuve de notre perception du réel, de notre capacité à la partager avec le public. Cet été à Lectoure, l’art stimulera nos émotions intimes et profondes à travers la diversité des mondes traversés. Il y sera question d’atmosphère, de climat, de sensation, d’impression, d’immersion, d’expérience, de turbulence, parfois de brouillard, de peur, de frayeur et de fantôme. Qu’elles soient photographiques, vidéos, filmiques, ou encore qu’elles prennent la forme d’installations sculpturales et sonores, les œuvres proposées peuvent avoir un lien avec une certaine forme de méditation, une expérience contemplative, déroutante ou le temps paraît suspendu. Les œuvres dérangent l’ordinaire et mettent en avant l’inquiétante étrangeté qui peut jaillir du quotidien. Les œuvres ébruitent, propagent par des voies multiples, parfois allusives, des histoires. Entre le clair et l’obscur, entre les spectres et les apparences, les œuvres convoquées appartiennent d’avantage au domaine de la fiction qu’à celui des évidences. Ces trames narratives surgissent, mettant en scène la vision d’un intérieur peuplé d’un étrange bestiaire, l’évocation décalée, décadrée d’un moment de la vie quotidienne, un paysage presque mirage.

¬

 

Centre d'art le LAIT Laboratoire artistique international du Tarn

Refaire surface

du 1er juillet au 22 octobre 2017

Projet organique, arborescent et évolutif, Suspended Spaces a comme méthode le déplacement: géographique, artistique, culturel et intellectuel. Invité par le Centre d'art Le LAIT à investir les Moulins Albigeois pour la dernière fois, il a rassemblé des photographies de plus d'une cinquantaine d'artistes, faisant écho au titre de l'installation, Refaire surface. En résulte une vaste exposition visuelle sous forme d'affiches, dont une partie se dissémine dans la ville, une sorte d'image mentale de la création actuelle, où dialoguent et s'entrechoquent réalité, rêve, humour et beauté.

¬

En attendant la suite

du 7 décembre 2017 au 12 janvier 2018

¬

 

Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

MATTEO RUBBI - VOYAGES DANS LA MER PERDUE

du 6 Mai au 24 Septembre 2017

Il y a 150 à 200 millions d’années, pendant la période du Jurassique, les continents et les mers n’occupaient pas la même place qu’aujourd’hui. La Lorraine se situait alors à l’emplacement actuel du Sahara, dans les marges peu profondes d’un océan qu’on a nommé la Téthys, près de la Pangée, le continent unique de cette époque. Le paysage lorrain était une mer chaude et peu profonde, parsemée d’îlots coralliens d’une grande richesse biologique.

¬

Shilpa Gupta - Drawing In the Dark

du 21 octobre 2017 au 18 février 2018

Artiste majeure de la scène artistique indienne, Shilpa Gupta (née à Mumbai en 1976) mène depuis plusieurs années des recherches de fond et de terrain sur les flux migratoires, les minorités ethniques, ou encore la mondialisation et ses effets sur la circulation des biens et des personnes. 


Pour le centre d’art contemporain - la synagogue de Delme, l’artiste convoque l’ensemble de ces thèmes et engage le spectateur dans une relation physique à l’espace dès l’entrée de l’exposition : une lourde barre de métal vient perturber l’architecture et le passage des visiteurs. À la violence d’un geste de séparation entre extérieur et intérieur, Shilpa Gupta oppose la liberté de chacun de se frayer un passage. Avec l’exposition Drawing in the Dark, elle aborde les notions de frontières en montrant que les transferts culturels, les échanges économiques et humains redessinent de manière subjective les lignes de démarcation officielles et suggèrent une redéfinition des États-nations. 

¬

 

Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac

Alexandra Bircken - STRETCH

du 8 septembre au 17 décembre 2017

« La peau est notre plus grand organe et aussi ce que nous voyons quand nous nous regardons. Ce que nous avons de plus profond, c’est la peau. Notre vulnérabilité s’y dessine. La douleur. Notre peau participe à chacun de nos mouvements. S-T-R-E-T-C-H. Toute une vie durant. Imaginez. À chaque mot, nos lèvres s’étirent. Nous avons l’habitude de percevoir nos corps et les objets comme un tout, avec une couche, une housse. Et le choc n’est pas loin quand ce revêtement qui protège, habille, cache et représente est absent ou coupé en deux et se révèle. C’est drôle, non ? Je m’intéresse à la structure, à la nature, à la fonction qui devient alors visible. Qui recèle une vérité. Une authenticité. Quand on fait une incision dans la peau, on peut la recoudre. Le corps guérit et fonctionne de nouveau. Mais il reste une cicatrice qui rappellera la blessure pour toujours. Le corps est alors autre. Je suis autre. » 
« Alexandra Bircken en conversation avec Claire Le Restif, Kathleen Rahn et Susanne Titz » (extrait) dans Alexandra Bircken, STRETCH. Catalogue des expositions au Kunstverein Hannover, Museum Abteiberg, Mönchengladbach, Le Crédac, Ivry-sur-Seine, éd. Walther König, Cologne, 2017.

¬

 

Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière

TRANSHUMANCE

du 25 juin au 5 novembre 2017

Cet été, le Centre National des Arts Plastiques (Cnap) et le Centre international d’art et du paysage célèbrent l’art public en milieu rural à travers la création d’un parcours d’œuvres sur l’île et dans les communes autour de Vassivière. Présentée en parallèle dans les espaces du centre d’art, l’exposition prolongera la réflexion sur l’expérience de l’œuvre publique.

¬

Hemali Bhuta

du 19 novembre 2017 au 4 mars 2018

¬

 

Centre National d'Art Contemporain de la Villa Arson

Anthony McCall : Leaving (with two-minute silence)

du 15 octobre 2017 au 7 janvier 2018

Anthony McCall présente « Leaving (With Two-Minute Silence) », une double projection horizontale sonore de 2009, produite en collaboration avec le musicien et compositeur David Grubbs.

Première œuvre de l’artiste en trente ans de production à inclure du son, la pièce se compose de deux formes projetées parallèlement dans l’espace. La première commence par un cône elliptique complet, systématiquement coupé jusqu’à ce que rien ne soit laissé. L’autre commence avec rien et évolue de la même manière jusqu’à ce qu’elle devienne à son tour un cône elliptique complet. L’environnement sonore fonctionne comme un « voile » à peine audible, construit à partir de deux espaces sonores opposés : le trafic de la ville émettant d’un côté de la salle, les sons liquides d’un port de l’autre côté. Au cours de chaque cycle, au moment où la forme qui émerge est le contraire précis de la forme qui disparaît, la projection se fige et le son s’efface pour produire un moment de transition où le temps est palpable.

 

¬

Inventeurs d'aventures

du 15 octobre 2017 au 7 janvier 2018

«Fin des utopies, fin des avant-gardes, fin des grands récits… l’histoire actuelle de l’art a commencé par un grand tomber de rideau. Dans ce paysage de ruines éclatantes, être «un artiste», c’est d’abord surmonter tout ce qui devrait naturellement incliner à ne pas ajouter un objet de plus, dans un monde qui en compte déjà beaucoup. Et si l’artiste le fait, c’est sans aucun doute que quelque chose au fond de lui le porte encore à croire que tous les chemins n’ont pas été explorés, que tous les horizons ne sont pas encore éteints. Ces artistes, ces inventeurs d’aventures, sont-ils les derniers héros ou anti-héros de notre civilisation qui peine à raconter sa propre histoire?»
Gaël Charbau

¬

 

Centre Photographique d'Île-de-France

Agnès Geoffray - Before the eye-lid’s laid

du 8 octobre au 23 décembre 2017

L’histoire de l’image pourrait se résumer à celle d’actes violents. L’image pénètre, l’œil dévore, le corps subit, le regard perce. Le travail d’Agnès Geoffray explore ces actes : partant de photographies trouvées, elle expérimente cette latence induite d’images, qui suppose un événement dramatique à venir. Pour l’image photographique, cette latence se situera à la fermeture du diaphragme de la caméra ou à celle de l’œil regardant l’image photographiée. Incarné par le battement de la paupière, ce bref instant est celui avant qu’elle ne se pose.
C’est un temps d’arrêt.
Un moment intermédiaire entre objet et image, vision et regard.
Un moment où l’on retient son souffle.

¬

 

Centre Régional d'Art Contemporain Occitanie

GÉOMÉTRIES AMOUREUSES - JEAN-MICHEL OTHONIEL

du 11 juin au 24 septembre

Du dessin à la sculpture, de l’installation à la photographie et de l’écriture à la performance, Jean-Michel Othoniel a, depuis la fin les années 1980, inventé un univers aux contours multiples. Explorant d’abord des matériaux aux qualités réversibles tels le soufre ou la cire, il utilise le verre depuis 1993. Ses œuvres prennent aujourd’hui une dimension architecturale et rencontrent volontiers des jardins ou des sites historiques à travers des commandes publiques ou privées dans le monde entier.

Le centre d'art à Sète présente une exposition composé d'œuvres inédites et monumentales inspirées par les formes de la nature, elle propose un parcours proche d'une architecture radicale, monochrome et abstraite. Ces nouvelles œuvres de verre, de miroir, de métal, d'encre ou d'obsidienne montre l'évolution du travail de l'artiste au Centre Pompidou en 2011.

Au premier étage, cent dessins, comme un grand carnet de voyage réalisé entre 1996 et 2017, dévoilent le cheminement de la pensée de l'artiiste et la génèse de ses œuvres. Jean-Michel Othoniel produit avec ce projet un ensemble d'œuvres s'inscrivant dans une relation forte à Sète et à l'architecture du centre d'art.

¬

La Tempête

du 25 novembre 2017 au 11 mars 2018

William Shakespeare n’a besoin que de ces quelques mots pour évoquer la violence de la tempête qu’il campe dès l’ouverture de sa pièce éponyme. Résonne alors en nous cette peur mêlée de fascination que nous éprouvons face aux éléments qui, soudainement, se déchaînent.La tempête est une contradiction intérieure. Nous nous mettons naturellement à l’abri de la foudre, du vent, du tonnerre, de la pluie,… mais demeuront subjugués par cette puissance à l’oeuvre. C’est un sujet sur lequel, de longue date, de nombreux artistes et auteurs se sont penché. Dans le formidable tableau de Giorgione, La tempête est le “personnage” central: “… il y a dans ce tableau un événement qui ne se produit pas, une menace qui demeure en suspens, un éclair qui ne provoque pas d’averse. Les personnages de La Tempête ne semblent pas s’en soucier, rien n’entame leur indifférence, rien ne leur fait perdre contenance… les éléments n’arrivent pas à se déchaîner, la vie ne tient qu’à un fil, elle défie les lois de la physique, et l’imminence de cet événement indéfinissable suscite la crainte et l’inquiétude.” La tempête dans un crâne, dans un verre d’eau, éblouissante, intime, bouleversante, destructrice, source de vie, d’envies et de peurs… C’est autour de ces quelques notions que s’est articulé le choix des artistes, de leurs oeuvres, pour faire de cette exposition un “événement indéfinissable”. Hugues Reip

¬

 

Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais

David Schalliol et Justine Pluvinage - Resilient images

du 23 septembre au 19 novembre 2017

Le CRP/ et l’Hyde Park Art Center sont heureux de présenter Resilient Images, une exposition d’œuvres photographiques et vidéos de Justine Pluvinage et David Schalliol, lauréats en 2016 du programme de résidence international du même nom porté par ces deux centres d’art dans les Hauts-de-France et à Chicago.

Resilient Images est le résultat de plusieurs séjours de résidences croisées et immersives pour ces deux artistes, respectivement à Chicago et dans les Hauts-de-France et s’incarne dans une exposition en deux parties qui permet de montrer pour la première fois les nouveaux travaux que chacun a produits au cours de sa résidence. Le CRP/ présente le premier volet de cette exposition qui se redéploiera à l’Hyde Park Art Center en janvier 2018.

¬

Jean-Luc Tartarin

du 2 décembre au 18 février 2018

L’exposition monographique au CRP/ de Jean-Luc Tartarin présentera un choix d’œuvres récentes mis en regard avec des séries d’œuvres des années 70 et 80. Jean-Luc Tartarin travaille la matière photographique comme le ferait un peintre pour faire affleurer à la surface les nuances, l’épaisseur, le relief, l’émotion, la beauté. Se joue alors ici le trouble du médium photographique dans son dialogue tendu avec la peinture.

« Mon travail repose sur une tonalité intérieure plutôt que sur la restitution d’une nature véritable. Mon expérience se situe plus dans les fictions de la matière colorée – être à la limite, à peine pouvons-nous y croire. »

¬

 

Chapelle Saint-Jacques centre d'art contemporain

Benoît Bonnemaison-Fitte

du 14 juillet au 14 octobre 2017

Le travail de peinture et dessin qu’offre Benoît Bonnemaison-Fitte est le fruit d’une longue observation. Il est à la fois, la captation de superpositions d’espaces-temps mais aussi une exploration en mode plongée ! 

¬

 

CIRVA

UNE MAISON DE VERRE

du 17 mars au 24 septembre 2017 au Musée Cantini, Marseille

L’exposition au musée Cantini, musée d’art moderne de la ville de Marseille, a l’ambition de traverser les 30 années de résidence d’artistes au Cirva, de 1986 à aujourd’hui. Conçu de manière fluide et non chronologique, le parcours propose de découvrir l’univers des artistes représentés dans la collection en présentant leurs travaux du Cirva en regard d’une sélection d’oeuvres issues des collections des musées de Marseille (Mac, Musée Cantini) et du Fonds régional d’art contemporain. Les choix sont opérés sur la base de l’approfondissement de l’oeuvre d’un artiste ou d’une période spécifique de la création contemporaine, ou encore sur la base de rapprochements formels, esthétiques ou thématiques.

À l’image de la collection du Cirva, se côtoient des pièces qui relèvent des arts décoratifs et du design et des pièces de sculpture contemporaine. L’imbrication des différents champs de création au sein du parcours donne ainsi une vision poreuse des sources d’inspiration et des différentes approches des créateurs au Cirva.

¬

Samy Rio - Itinéraires

du 30 juin au 24 septembre 2017 à la Villa Noailles

« Ce qui nous intéresse ici, c’est d’observer l’évolution d’un créateur et sa capacité à utiliser les outils mis à sa disposition, de voir comment il les transcende et les renouvelle. En effet les institutions et la galerie qui accompagnent le concours prennent un risque collectif et désiré, celui d’être surpris en faisant confiance à un débutant qui pourra s’appuyer sur des artisans au savoir?faire d’exception, en sautant les étapes pour lui laisser faire ses preuves dans les ateliers sans attendre l’aval d’un corpus critique ou commercial.

En l’espace de quelques mois, Samy Rio se familiariser avec des matériaux précieux, ou inhabituels pour lui, et surmonter l’émotion de concevoir pour une galerie mythique. Une année plus tôt, le designer avait mené des recherches approfondies sur le bambou en l’utilisant à la manière d’un profilé calibré dont il explorait toutes les coupes et les assemblages possibles, et dont il envisageait la singularité d’un point de vue industriel. C’est avec la même rigueur qu’il avait abordé la porcelaine, le verre et le miroir en les associant grâce à des clefs en bois, des cordelettes en nylon et des joints en caoutchouc. « Mécanique d’assemblages » signait la cohérence d’un système de dessin qu’il développe encore aujourd’hui. »

¬

Pernelle Poyet – Figurés

du 30 juin au 24 septembre 2017 à la Villa Noailles

« Exposer c’est soumettre au regard, c’est aussi expliquer ou faire connaître. Tous les projets de Pernelle Poyet relèvent de l’exposition dans ses différentes définitions.

Ainsi le projet Alphabet, présenté à la villa Noailles à l’été 2016, est une bibliothèque de conception comprenant des formes, des matériaux, des systèmes d’assemblages et des traitements de sur? face, dans laquelle la designer peut venir puiser pour réaliser des petits objets, du mobilier ou de la mise en espace. »

¬

 

cneai =

The House Of Dust By Alison Knowles

du 9 septembre au 19 novembre 2017

En 1967, Alison Knowles réalise The House of Dust, l’un des premiers poèmes générés par ordinateur. Combiné aléatoirement par un logiciel informatique, chaque quatrain représente un programme architectural commençant par « Une maison de … » suivi de propositions de matériaux, de sites, de sources lumineuses et de types d’habitants. Il en résulte 84 672 permutations possibles.

Ce poème bouleverse les principes de l’architecture fonctionnelle et perturbe les logiques du rationalisme et de la cybernétique qui devenaient omniprésentes. Il marque également une nouvelle étape dans l’histoire de la poésie concrète et des oeuvres ouvertes.

¬

 

Espace de l’Art Concret

OLT - Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage

du 1er avril au 5 novembre 2017

Le projet des artistes Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage se déploie sur plusieurs années. Mécènes du sud Aix-Marseille qui réunit 45 entreprises s’associe à l’eac. pour coproduire cette exposition qui interroge les différents champs de productions des signes relevant tout autant de la publicité et du graphisme que de la peinture et de l’architecture.

En écho à son travail de peintures in situ, l’artiste marseillais Jean-Baptiste Sauvage a associé Olivier Mosset à ce projet multiple, fruit d’affinités artistiques et d’envies communes de peinture.

En 1967, le lancement de la marque Elf sur le territoire français a donné lieu à une campagne publicitaire inédite : pendant 15 jours des ronds rouges de plusieurs mètres de diamètre étaient visibles aux abords ou sur les futurs emplacements des 4 200 stations-service de cette nouvelle marque. Olt était le nom de substitution à Elf pour effectuer les différents essais graphiques.

¬

Carlos Cruz-Diez & la donation Albers-Honegger - Dialogues concrets

du 25 juin 2017 au 10 juin 2018

Depuis 2004, l’eac. offre une vision élargie de l’art concret à travers différents accrochages de la Donation Albers-Honegger, mettant l’accent sur des thématiques historiques, sociales ou parfois plus formelles. À partir de l'été 2017, l’eac. met en place un nouveau programme d’expositions : une relecture de la collection à travers le regard d’un artiste, dans un face-à-face avec une sélection de ses œuvres. C’est l’artiste français d’origine vénézuélienne Carlos Cruz-Diez (Caracas, 1923), figure majeure de l’art optique et cinétique, qui est invité à inaugurer cette nouvelle programmation et endosser le rôle de commissaire.

Cruz-Diez nous livre un point de vue original et personnel des œuvres de la collection en proposant des correspondances audacieuses et pertinentes avec son propre travail : l’artiste réalise des « supports d’événements chromatiques » dans lesquels il appréhende la couleur comme une réalité éphémère et autonome qui évolue dans l’espace et dans le temps, sans l’aide de la forme ou du support, en un présent perpétuel. Dans ses œuvres, les couleurs se font et se défont selon le point de vue adopté et l’angle d’incidence de la lumière. Le spectateur découvre ainsi en lui la capacité de créer la couleur selon ses propres moyens perceptifs.

Par leur vocabulaire plastique, leur démarche expérimentale, participative et pédagogique, les œuvres de Carlos Cruz-Diez tissent un dialogue fécond avec celles de la Donation Albers-Honegger et nous éclairent sur la richesse et la diversité de l’Art Concret.

 

¬

 

Jeu de Paume

LA VIE FOLLE - ED VAN DER ELSKEN

du 13 juin au 24 septembre 2017

Ed van der Elsken (1925-1990) est une figure unique de la photographie et du cinéma documentaire néerlandais du XXe siècle. En photographie, son domaine de prédilection était la rue. En rupture avec la photographie documentaire de son époque, il fait corps avec son sujet. La modernité de ses images et leur caractère quasi cinématographique s’accordent avec le modèle de vie anticonformiste des jeunes gens dont il partage le quotidien. À Paris, Amsterdam, Hong Kong ou Tokyo, il aimait aller «?à la chasse?».
Souvent qualifié de «?photographe des marginaux?», il recherchait en réalité une forme d’esthétique, de vérité plastique, sans artifice, une beauté parfois ouvertement sensuelle et même érotique. Ed van der Elsken était fasciné par ces personnages fiers, exubérants et plein de vitalité.

¬

INSTRUMENTS - ISMAIL BAHRI

du 13 juin au 24 septembre 2017

Le Jeu de Paume ouvre ses portes à Ismaïl Bahri pour sa première exposition d'ampleur. Né à Tunis en 1978, l’artiste évolue entre Paris et Tunis. Il privilégie la vidéo sans cependant négliger le dessin, la photographie et l’installation. Les travaux d’Ismaïl Bahri résultent souvent d’une série d’opérations dont les acteurs sont toujours des éléments simples issus du quotidien, tandis que l’intrigue se noue dans l’interaction qui s’établit entre eux : une goutte d’eau qui, apposée sur la peau, réagit aux pulsations artérielles, un fil qui se rembobine, les fibres d’un papier qui s’imprègnent d’encre... Par son regard attentif, son sens du détail et son goût pour l’énigme, l’artiste provoque des micro-événements dont il interroge les conditions de visibilité.

¬

OSCAR MURILLO - SATELLITE 10 sur une proposition de Osei Bonsu

du 13 juin au 24 septembre 2017

Les peintures et installations d’Oscar Murillo incorporent une grande diversité de médiums et de techniques, y compris des éléments textuels, des matériaux recyclés et des fragments de son atelier. Associant actions, performances et chaos, ses tableaux grand format sont méthodiquement composés de toiles grossières cousues ensemble qui incorporent souvent des fragments de texte ainsi que des débris, saletés et poussières provenant de son atelier.
Ses peintures, vidéos et performances sont liées à une certaine idée de la collectivité née des relations interculturelles que l’artiste entretient avec Londres et la Colombie.

¬

Ali Kazma - Souterrain

du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Né à Istanbul en 1971, Ali Kazma est diplômé de la New School, New York, en 1998. Il vit et travaille à Istanbul depuis 2000. Ayant recours dans son travail aux médias photographiques et filmiques, il parcourt la planète à la recherche de situations, de lieux et de bâtiments où entre en jeu l'aptitude de l'homme à transformer le monde.

Approfondissant des questions fondamentales portant sur le sens de l’activité humaine qui se déploie dans les champs économique, industriel, scientifique, médical, social et artistique, chacune de ses vidéos met en exergue un aspect particulier de son étude des changements qui s’opèrent dans notre monde contemporain, constituant ainsi progressivement une vaste archive de la condition humaine. La démarche d’Ali Kazma est sous-tendue par la volonté d’ajouter à la complexité et au mystère du monde, d’ouvrir et de susciter un discours esthétique et éthique à partir de l’interconnexion d’un ensemble de thèmes.

¬

Albert Renger-Patzsch – Les choses

du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Indépendamment du rôle qu’il joua dans la Nouvelle Objectivité – mouvement artistique apparu en Allemagne au début des années 1920 –, Albert Renger-Patzsch (1897-1966) est aujourd’hui considéré comme l’une des figures les plus importantes et les plus influentes de l’histoire de la photographie du XXe siècle.
L’exposition rend hommage à ce photographe hors norme et permet de redécouvrir la postérité d’une œuvre qui nous invite à réfléchir sur la nature de la photographie et sur son potentiel artistique et spéculatif dans le contexte de l’art et de la culture contemporaine.
D’une simplicité et d’une originalité extrêmes, la photographie de Renger-Patzsch a ceci de particulier qu’elle repose sur un style documentaire privilégiant la sobriété et l’immédiateté du réalisme, qui, pour lui, sont des caractéristiques fondamentales de la représentation photographique. Autrement dit, son œuvre témoigne d’une approche technique et formelle rigoureuse, dans laquelle l’appareil photo n’intervient que pour intensifier notre vision et notre conscience de la réalité.

¬

Steffani Jemison – Sensus Plenior

du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Steffani Jemison utilise des dispositifs photographiques temporels et discursifs pour interroger le concept de «?progrès?» et ses alternatives. Abordant dans son travail la culture afro-américaine en relation avec le modernisme et la pratique conceptuelle, elle a adopté, pour stratégie d’étude, la lecture collective de la littérature historique noire.
S’appuyant sur une pratique assignant à l’histoire et à la culture afro-américaines une place située au carrefour de l’art conceptuel, Steffani Jemison sonde les stratégies visuelles léguées par le passé et la façon dont elles limitent et élargissent tout à la fois notre accès à l’histoire.

¬

 

La Chapelle Jeanne d'Arc

Bernard Calet - RANDOM

du 24 juin au 29 octobre 2017

L'artiste est doté d’un imaginaire glaneur, qui agrège volontiers les références dans la littérature, la musique, l’architecture ou l’histoire de l’art, et qui procède par ricochets, glissements et soubresauts singuliers. Pas très étonnant que l’artiste choisisse un titre d’exposition à rebonds : RANDOM. Il paraît délicat de traduire précisément cet anglicisme qui signifie à la fois hasardeux, arbitraire, accidentel, imprévisible, et aléatoire. Thouars plus que la Chapelle elle-même a servi de contexte mental à l’exposition, comme si l’artiste avait pensé l’in situ à l’échelle urbaine. 

¬

 

La Criée centre d'art contemporain

Yann Sérandour - Pièces pour clavecin

du 16 septembre au 19 novembre 2017

A. – Vous ne trouvez pas qu’il fait trop chaud pour écrire un communiqué de presse ? 
S. – Oui, beaucoup trop ! En plus, Yann dit qu’il est aussi trop tôt pour savoir précisément de quoi sera faite son exposition, vu qu’elle n’ouvre que dans trois mois. 
M. – On sait quand-même deux ou trois choses sur Yann et cette exposition… 
S. – Tu as raison. On pourrait commencer par dire que Yann est un artiste conceptuel érudit et plein d’humour et qu’en ce moment ses cheveux font une grosse boule frisée autour de sa tête ! Je ne l’ai pas vu depuis quinze jours — il y a deux semaines, ça allait encore —, mais Julien Bismuth qui est allé chez lui avant-hier soir m’a raconté qu’ils dînaient à l’ombre d’un arbre dans son jardin et que plein de feuilles restaient accrochés à ses cheveux... 
A. – Tu veux rire ?! Ton anecdote me fait penser à cet autoportrait de Yann que j’ai vu dans l’exposition de Bruno Peinado au Hangar à bananes à Nantes il y a deux ou trois ans : une série de quatre estampes dans lesquelles il détourne le logo des shampooings Schwarzkopf. Tu vois ce logo à tête noire ? Et bien, il l’a modifié pour y insérer son propre profil dans quatre états successifs de la repousse de ses cheveux. [...]

¬

 

La Kunsthalle

Steve Roden - Quand tout s’éparpille, il faut rassembler les pièces… différemment

du 14 septembre au 12 novembre 2017

Steve Roden, artiste plasticien et sonore, développe une œuvre multiforme. Il invente des systèmes à partir de partitions musicales, de mots, de cartes, d’imprimés qui le guident ensuite dans ses réalisations plastiques et sonores. Le matériau source inspirant devient une sorte de squelette formel sur lequel les travaux finis sont construits.

Cette exposition regroupera ces différentes formes de notations spécifiques, ainsi que des films, des pièces et sculptures sonores. Au travers de cette mise en espace s’établissent des jeux de correspondances visuelles et textuelles où la représentation du son est intrinsèque à chaque pièce.

¬

 

Le 19, Centre régional d'art contemporain

Indexmakers

du 23 septembre 2017 au 7 janvier 2018

Artiste-éditeur ou artiste tisserand, femme indienne ou africaine, cyberactiviste, penseur du post-colonialisme, bidouilleur informatique, etc., l’exposition accueille celles et ceux qui contribuent aujourd’hui à créer du commun par la mise en visibilité de savoirs mineurs. La traditionnelle dichotomie entre « celui qui pense » et « celui qui fait » est  ainsi remise en jeu, afin de dépasser une appréhension strictement esthétique ou utilitaire, et envisager de nouvelles formes de diffusion de l’information. Les rapports de pouvoir, de prestige, d’identité s’en trouvent également perturbés.

¬

 

Le Carré, Centre d'art contemporain du Pays de Château-Gontier

Gaëlle Chotard - Percées

du 16 septembre au 12 novembre 2017

À base de fils et de mailles métalliques, Gaëlle Chotard tricote, sculpte et dessine un univers étrange et poétique. Ses œuvres minutieuses et fantasmatiques mêlent ombres et volumes, lignes et mouvement qui, subtilement, mettent à nu et cristallisent l’inconscient.

Le travail de Gaëlle Chotard se déploie autour de l’utilisation de fils métalliques crochetés et de sa recherche de justesse entre maitrise et lâcher-prise. Elle navigue entre structure et hasard pour dessiner en volume un paysage, écho d’une projection mentale. Une pratique singulière qui habite poétiquement l’espace par des structures de fil sur lesquelles l’oeil funambule file jusqu’au vertige. Là des lignes, là des trames, dessinées sur la page blanche du mur, comme des chemins menant du réel à l’abstrait, du paysage à l’intériorité. Autant de filets énigmatiques, au minimalisme habité, dans lesquels l’artiste recueille la vibration fragile de l’instant. Singulier, son univers est celui d’une intimité sensuelle, à fleur de peau, une relation au corps ouvragée et délicate.

¬

 

Le Grand Café - Centre d'art contemporain

HAROON MIRZA ET FRANCESCA FORMASARI

du 25 mai au 24 septembre 2017

L’installation d’Haroon Mirza au LiFE mêle vidéos glanées sur Internet, sons, architecture et lumière. Des recherches biologiques les plus avancées aux croyances ancestrales des chamans, l’exposition – placée sous le signe des ondes – entraîne le visiteur vers de nouvelles perceptions, un voyage à travers les aspirations contradictoires de l’humanité pour se saisir de la complexité de la réalité.

¬

 

Le Parvis, Centre d'art contemporain

VARIATIONS [sur un même thème]

du 6 juillet au 23 septembre 2017

L’exposition VARIATIONS [sur un même thème] explore les saisissements plastiques d’artistes de la scène contemporaine qui expérimentent les procédés du son et de la musique dans leurs multiples variations, leurs représentations mentales, collectives et sociales.

Comment rendre visible ce que l’on entend ? De quelle façon la musique peut-elle s’incarner dans des formes ?

Cette introspection dans la sphère musicale enchevêtre les sens et balaye les genres.

De l’inframince ou de l’imperceptible à « l’hyperrockalisme » (concept créé par l’artiste Elodie Lesourd), les mouvements musicaux s’interpénètrent pour faire converger des réalités séparées et amplifier l’image que les cultures musicales populaires renvoient dans le champ des arts plastiques. Les artistes invités (parfois musiciens, producteurs, performeurs...) déjouent et rejouent les scènes artistiques en les rendant hystériques, comiques, iconiques, organiques ou poétiques. Cette incursion dans l’antre de la musique exhorte une esthétique sonore, plaçant le visiteur dans un écart, loin de ses repères attendus.

¬

 

Maison des Arts Georges et Claude Pompidou

Mathieu Provansal - Capitainerie

du 24 septembre au 3 décembre 2017

La percussion d’un mot, une parole dite dans le jeu d’une amitié adolescente sont à l’origine de ce titre. Mathieu Provansal a conservé le sobriquet de « Capitaine », depuis ce matin de fête à Aix-en-Provence dans les années 80… Capitainerie devient ce lieu depuis lequel l’artiste observe et organise sa vision du monde : un chaos joyeux qui mêle sculptures, photographies, écrits et dessins, dans une tension dont il est l’artisan précis, érudit et pétillant. Mathieu Provansal déborde toujours du sujet. Travaillant à rebours de la prolixité, il relie les objets, les mots, les histoires comme pour réparer une fracture originelle, associer l’art et la vie. Lui, qui fonctionne dans un monde où le magique investit le trivial, développe — malgré son peu d’appétence pour le digital — une pensée rhizomique.

¬

 

Micro Onde - Centre d'art contemporain de L'Onde

Karina Bisch - Les Tableaux vivants

du 7 octobre au 22 décembre 2017

Karina Bisch laisse sa peinture envahir le décor. Foulards, tableaux, costumes ou parapluies, rien ne semble échapper au grand carambolage de formes et de couleurs qu’elle met en scène avec joie et détermination.

 

Malicieusement, elle détricote le grand jeu de l’art moderne — une maille à l’envers de l’art géométrique, une maille à l’endroit de l’expression débridée — et tire en diagonale le fil du temps présent. Sa peinture est vivante, ses tableaux sont vivants. Pour cette exposition, elle réalise trois tableaux monumentaux qui sont à la fois la scène, le décor et le rideau. Véritables peintures d’histoires, Les Tableaux vivants nous entraînent dans l’éternelle danse des formes et content à nos yeux les primitifs plaisirs de la couleur.

 

 

¬

Dominique Petitgand - Courants d'air

du 7 octobre au 25 novembre 2017

Depuis 1992, Dominique Petitgand compose et réalise des pièces sonores où les voix, les bruits, les atmosphères musicales et les silences construisent des micro-univers. Par le biais du montage, l’ambiguïté subsiste en permanence entre un principe de réalité et une projection dans une fiction possible, hors contexte et atemporelle.

 

Il définit ses oeuvres comme des récits et paysages mentaux. L’utilisation exclusive du son le place dans un territoire singulier et mouvant qui croise différentes disciplines artistiques. Dans la Rue Traversante et la Boîte de l’Onde, il propose une installation sonore dans laquelle le dispositif de diffusion des sons, adapté aussi bien à la particularité de l’espace investi qu’au récit lui-même, offre à chaque auditeur une expérience plurielle et ouverte.

¬

 

Palais de Tokyo

Carte blanche à Camille Henrot - Days are Dogs

du 18 octobre 2017 au 7 janvier 2018

À l’automne 2017, le Palais de Tokyo confie à Camille Henrot la totalité de ses espaces d’exposition à l’occasion de la troisième édition d’une série de cartes blanches, initiée avec Philippe Parreno en 2013 et poursuivie avec Tino Sehgal en 2016.

Pour cette carte blanche, l’artiste française a choisi de présenter un vaste ensemble d’œuvres, auquel s’ajoutent des productions d’artistes internationaux avec lesquels elle entretient un dialogue fécond : David Horvitz, Maria Loboda, Nancy Lupo, Samara Scott et Avery Singer. Elle invite également le poète Jacob Bromberg – avec lequel elle a collaboré sur plusieurs de ses œuvres – pour l’écriture des textes accompagnant l’exposition ainsi que pour la création d'un projet original.

¬

 

Pavillon Blanc Henri Molina

Stéphane Thidet

du 17 juin au 30 septembre 2017

Stéphane Thidet est un artiste dont l'oeuvre marque les esprits. La nature, le sauvage et le récit traversent l'œuvre de cet artiste invité pour l’été au centre d’art. Familier de la sculpture et de l'installation, ses interventions sont capables d'amorcer des narrations, des fictions, voire des rumeurs : une cabane en bois à l'intérieur de laquelle il pleut (Le refuge, 2007), une sculpture en forme d'étoile pour bivouaquer près de Bordeaux (La belle étoile, 2015), ou encore, une meute de loups vagabonds dans les douves du Château des Ducs de Bretagne à Nantes, en 2009. A partir de visions communes, ses objets et les situations qu’il provoque créent ainsi un sentiment d’étrangeté aussi inquiétant que poétique. Après tout, le beau n’est-il pas toujours bizarre, comme l’affirmait Baudelaire ?

¬

 

Transpalette

Traversées Ren@rde

du 21 octobre 2017 au 28 janvier 2018

Le Transpalette vous invite à une traversée des plaisirs décomplexés, entre «œuvres historiques» issues des collections de Beaubourg et artistes invité.e.s, qui chacun à leur manière, dans leurs pratiques singulières, voire dérangeantes, n’ont de cesse de réinventer les centres et les périphéries des grands récits de l’art.

À partir de notre incapacité à nous satisfaire d’une histoire insuffisamment plurielle, d’un prestige marchand dominant, d’une hiérarchisation conservatrice des approches artistiques, l’exposition Traversées Ren@rde s’est construite par furetages en creusant moult terriers. Elle invite à cheminer à la rencontre de territoires ouverts, sans frontière, sexualisés, post-identitaires. Des territoires pensés et fabriqués par près de cinquante artistes qui participent activement à réinventer les modes de résistance face aux systèmes et aux modèles dominants.

 

¬

 

Villa du Parc Centre d'art contemporain

Danilo Dueñas - Réparer la vision

du 16 septembre au 22 décembre

La Villa du Parc, centre d’art contemporain présente la première exposition personnelle en France de Danilo Dueñas, artiste incontournable de la scène de l’art contemporain en Colombie depuis trois décennies. Intitulée « Réparer la vision », l’exposition est entièrement pensée et produite pour les espaces de la Villa du Parc et le contexte français, mêlant des objets à forte connotation culturelle et des matériaux de récupération trouvés depuis la position géographique et institutionnelle propre au centre d’art. 
 
L’art de Danilo Dueñas est habité par la forte empathie de l’artiste avec le monde autour de lui. Objets regardés, trouvés, récupérés, assemblés sont la base d’une pratique aux formes multiples, picturale, sculpturale et installative. La prise en compte du contexte architectural et de l’exposition comme œuvre s’est imposée progressivement, à mesure que Danilo Dueñas élargissait les conditions de visibilité, d’interaction et d’équilibre entre ses œuvres. 

¬

 

Villa Noailles

DESIGN PARADE HYERES / TOULON

du 29 juin au 24 septembre 2017

En 2016, la villa Noailles s’engageait dans une nouvelle proposition à Toulon consacrée à l’architecture d’intérieur et à la décoration. Désormais, chaque été, elle organise Design Parade en deux volets : le premier à Toulon pour l’architecture d’intérieur, le second à Hyères pour le design.

À travers cette nouvelle proposition inédite en France, Design Parade permet d’aborder, au cours d’un week?end élargi, tous les aspects des arts décoratifs dans la création contemporaine. Design Parade Toulon et Hyères ont pour ambition de découvrir, promouvoir et soutenir la jeune génération dans ces disciplines complémentaires et de présenter, aux professionnels et au public, des créateurs internationaux à travers des expositions et des conférences. Pour accompagner la jeune création, le festival aborde autant l’artisanat, les savoir-faire d’exception que l’industrie, notamment grâce au soutien de ses partenaires. Le festival est aussi l’occasion de parcourir le patrimoine de ces deux villes voisines qui offrent chacune une expression de la richesse architecturale et décorative du Var.

¬