Shimabuku - Pour les pieuvres, les singes et les Hommes

Date affichée
du 14 septembre au 16 décembre 2018

Shimabuku - Pour les pieuvres, les singes et les Hommes

Centre d'art contemporain d'Ivry - Le Crédac

Visuel
Shimabuku, Gift: Exhibition for the Monkeys, 1992 Iwatayama, Kyoto. Courtesy de l'artiste et Air de Paris, Paris
Shimabuku, Gift: Exhibition for the Monkeys, 1992 Iwatayama, Kyoto. Courtesy de l'artiste et Air de Paris, Paris

Diplômé de l’Université des arts d’Osaka et du San Francisco Art Institute, c’est avec une performance que Shimabuku inaugure son oeuvre : il se rase le sourcil gauche et prend le métro à Londres. Depuis, il explore et parcourt le monde par ses voies maritimes, terrestres, aériennes, en observateur ou provocateur de situations insolites entre les êtres vivants, notamment les animaux qu’il affectionne particulièrement. Né en 1969 à Kobé, second port du Japon, habitant aujourd’hui l’île d’Okinawa, Shimabuku porte une profonde attention à l’eau, source de vie, milieu d’échanges et d’expérimentations.

La pieuvre, sa compagne de route depuis les années 1990, est devenue progressivement une icône de ses actions. Dans Octopus Road Project (1991), il la fait voyager de la mer intérieure de Seto jusqu’à la mer du Japon. Le récit de cette aventure est épique, malheureusement tragique. En 2003, il part à la pêche au poulpe au large d’Albisola en Italie à l’aide de poteries suspendues à une corde, une technique ancestrale japonaise. En 2006, c’est à un duo de Repentistas, ces chanteurs improvisateurs du Nordeste brésilien, qu’il transmet ce projet, relatant à leur tour et en rythme ce récit tentaculaire. À la fois drôle et poétique, Shimabuku réussit avec cette oeuvre protéiforme à faire oublier les frontières géographiques et culturelles.

Mû d’une empathie profonde avec son environnement, le travail de Shimabuku se déploie par des idées simples et visuelles. Méticuleusement réalisées et documentées, ses oeuvres - sculptures, écrits, photographies, vidéos et performances, articulés ensemble ou séparément – donnent à lire et à voir les modalités de leur conception et révèlent la part importante laissée au hasard.
Pour son exposition au Crédac, il se saisit du terreau de la ville découvert lors de ses premières déambulations ivryennes. Selon une cartographie empirique, il prélève des sédiments glanés çà et là qu’il nourrit comme les promesses de potentiels microcosmes. À ces îlots répond un film, Erect (2017), réalisé sur une plage de la péninsule d’Oshika. Des troncs et branchages échoués sont érigés dans le sable, évoquant par anticipation la résilience d’un paysage dévasté par une catastrophe naturelle.

Centre d'art contemporain d'Ivry - le Crédac

La Manufacture des Œillets

1 place Pierre Gosnat

94200 Ivry-sur-Seine

> Consulter le site


Les Oeuvres produites par les centres d'art

Constance Nouvel
2014
Centre Photographique d’Île-de-France
Ghita Skali
2018
Triangle France
Delphine Coindet
2015
Centre d'art contemporain d'Ivry - Le Crédac
Didier Rittener
2014
Villa du Parc - Centre d'art contemporain
Daniel Steegmann Mangrané
2014
Crac Alsace / Centre Rhénan d'Art Contemporain
Delphine Gigoux-Martin
2017
Centre d'art et de photographie de Lectoure
Virginie Yassef
2013
Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson
Yves Chaudouët
2018
Centre d'art La Chapelle Jeanne d'Arc
David de Beyter
2015
BBB centre d'art
documentation céline duval
2014
Centre d'art La Chapelle Jeanne d'Arc

Lire aussi 1

Lire aussi