Emily Jones - As A Bird Would A Snake

Date affichée
du 9 mars au 26 mai 2019

Emily Jones - As A Bird Would A Snake

Centre d'art contemporain - la synagogue de Delme

Visuel
Emily Jones, as a bird would a snake, 2019, courtesy de l'artiste
Emily Jones, as a bird would a snake, 2019, courtesy de l'artiste

Le travail d’Emily Jones (Grande-Bretagne, 1987) opère à la jonction de multiples domaines tels que la science, l’écologie, la cosmologie, l’architecture, la technologie, l’archéologie, la géographie ou encore l’histoire, la mémoire et les croyances qu’elle envisage comme autant de strates interconnectées.
À l’occasion de son exposition as a bird would a snake, Emily Jones propose au visiteur de pénétrer un espace où chaque proposition artistique n’agit pas indépendamment les unes des autres mais vient former un tout dans lequel chacune d’elle interagit, de même qu’avec les humains et non-humains pénétrant leur univers. Chaque partie se veut une sorte d’offrande, un don pour une communauté, à utiliser et à s’approprier. Le rez-de-chaussée est entièrement occupé par un kiosque (purity is not an option) servant de support scénique à la performance intitulée Sorso, une pièce de théâtre écrite et mise en scène par l’artiste, jouée uniquement le soir du vernissage et diffusée durant l’exposition. Il y est question de serpents et d’oiseaux, de mots fréquemment utilisés lors de l’apprentissage de la lecture en Angleterre, d’architecture, d’arbres, du mythe de la création aztèque des cinq soleils, des émeutes de 2011 à Londres, de crabes ermites, d’usines de dessalement, de traits de personnalités associés à différentes médecines homéopathiques, et des capacités de la nature à se guérir elle-même, sans l’action de l’homme. Le kiosque, généralement offert par les instances municipales aux habitants comme lieu de rencontre et de partage, fait écho à la synagogue en tant que lieu offert aux fidèles. À l’étage, une cuisine (life tethered life) typique de petit appartement est reconstituée comme si cette dernière avait été extraite de son environnement quotidien et exigu. Trois bancs publics (the world is full of animals that need to hide) se succèdent également sur la galerie, chacun peint naïvement d’un paysage « naturel ». Tels des bancs décorés par des enfants, ils sont offerts au visiteur pour lui accorder un moment de pause dans le flux continuels des évènements de l’espace public. La science de la permaculture apprend qu’il importe que soient plantées ensemble des plantes compagnes afin de repousser plus facilement les parasites : étroitement connectés au sein de la synagogue, le kiosque, la cuisine et les bancs tendent de même à écarter les énergies nuisibles et toxiques.

Centre d'art contemporain - la synagogue de Delme
33 rue Poincaré 57590 Delme

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