3 bis f - centre d'art

Thierry Lagalla - La nature existe, c’est rigolo [saison 3]

du 21 septembre au 30 novembre 2017

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Abbaye Saint-André, Centre d'art contemporain

Marie-France Uzac – Première, 23e édition / Vendange tardive 2017

du 12 novembre 2017 au 14 janvier 2018

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BBB centre d'art

Laura Henno - M’tsamboro

du 4 octobre au 20 décembre 2017

Dans un contexte de mouvement migratoire sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, d’une mise en tension des représentations de l’altérité, de signes de repli identitaire constatés au coeur de nos Etats nations, «M’Tsamboro» est une invitation à remettre en perspective notre contrat social. Le projet de Laura Henno aborde la question des migrations clandestines et des trafics humains depuis une région ultrapériphérique de l’Europe, l’archipel des Comores et le département français Mayotte, avec une attention particulière portée à la situation des mineurs dans le contexte migratoire. Une artiste, un centre d’art et un laboratoire de recherche interdisciplinaire s’associent pour donner à voir et à penser la complexité des migrations contemporaines.

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CAC Brétigny

Cette femme pourrait dormir dans l'eau

du 30 septembre au 9 décembre 2017

L'exposition «Cette femme pourrait dormir dans l'eau» a été conçue par l'artiste Hélène Bertin suite à une recherche sur l'art de vivre et la pratique artistique de Valentine Schlegel auprès de ses proches, ses élèves et ses collectionneurs. La voyant tranquillement faire la sieste dans n'importe quel espace, l'un de ses amis pêcheurs choisit cette expression sétoise pour nommer son attitude sereine.

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Centre d'art contemporain / Passages

Aliénor Welschbillig

du 6 octobre au 8 décembre 2017

Ce qui intéresse Aliénor Welschbillig, c’est le jaillissement, la sortie ou l’expulsion inattendue d’une matière qui surgit précipitamment hors d’un lieu d’où elle n’était pas visible. Elle aime partager, par-dessus tout, la naissance d’une forme qui modifie l’espace et entre en pleine résonance avec ce dernier… À ses propres dépens, c’est bien une violation manifestement délibérée qu’Aliénor Welschbillig aime à reproduire à chaque projet artistique.

Une exposition en collaboration avec le Musée d’art Moderne de Troyes et à l’initiative de la Galerie troyenne Phantom Projects Contemporary.

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Félic Bressieux

du 6 octobre au 8 décembre 2017

Les peintures de Félix Bressieux s’articulent autour d’un langage simple et épuré. C’est une peinture dotée d’un processus protocolaire où l’artiste reste en retrait, laissant la dance d’un geste protagoniste se créer et se récréer. Il utilise des schémas, des systèmes mathématiques, logiques, parfois empruntés, parfois improvisés. Ces schémas, ces systèmes organisent les formes et les couleurs pour en extraire leur essence, leur force. Les tableaux évoquent d’ailleurs l’aspect d’expériences scientifiques, d’images organiques qui suggèrent à la fois l’existence d’un univers vivant et autosuffisant dans chacune des toiles.

Une exposition en collaboration avec le Musée d’art Moderne de Troyes et à l’initiative de la Galerie troyenne Phantom Projects Contemporary.

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Centre d'art contemporain de la Ferme du Buisson

Alex Cecchetti - Tamam Shud

du 11 novembre 2017 au 25 février 2018

À la fois plasticien, poète et chorégraphe, l’artiste d’origine italienne Alex Cecchetti conçoit des performances interactives et des objets inclassables qui peuvent prendre place dans des expositions ou ailleurs. Il puise son inspiration dans la littérature, la philosophie, les sciences ou la musique avec un grand sens du jeu et de l’humour. Qu'il s’agisse d’une stand-up comedy sur la mort, d’une promenade à reculons dans des jardins botaniques ou d’une "visite du Louvre sans le Louvre", chacune de ses œuvres est une véritable expérience partagée par une communauté de spectateurs. Son langage poétique et gestuel rapproche mystérieusement les participants pour les embarquer dans des rituels ou des voyages où la perception et les grandes questions existentielles sont remises en jeu.

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Centre d'art contemporain La Halle des bouchers

Juan Fernando Herrán - La Pierre et la Poussière

du 16 septembre au 26 novembre 2017

Pour sa première exposition personnelle dans une institution européenne, Juan Fernando Herrán (né en 1963, vit et travaille à Bogotá) propose pour le Centre d’art contemporain La Halle des bouchers une installation inspirée par la sédimentation séculaire propre à la ville de Vienne.

Si l’étude des matériaux et des objets archéologiques est la clé qui lui permet d’interpréter le passé, elle révèle et témoigne également de la façon dont le présent est ancré dans l’Histoire. Les œuvres de Juan Fernando Herrán abordent des problématiques qui permettent de croiser des contextes culturels avec des sujets sociétaux qui ne sont pas toujours visibles de prime abord. Pour son projet à Vienne, l’artiste s’est intéressé à tracer et questionner le matériel archéologique et patrimonial de la ville, et la manière dont la sédimentation a façonné son histoire.

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Tarik Kiswanson - All The Things My Eyes Don't See

du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018

« Entrer dans un Musée archéologique, c’est abandonner l’idée d’une identité stable, s’ouvrir à tous les mondes, et les laisser devenir une partie de soi. Regarder de l’autre côté du miroir, imaginer tout ce que l’on voit, non pas en une seule et unique vérité, mais en une multitude de vérités : tous ces mondes se réuniraient alors pour créer un ensemble. Imaginer ce musée, c’est imaginer un monde par dessus un autre. Très littéralement, ce musée est le miroir et le fantôme flottant au-dessus de ses propres reliques. » Tarik Kiswanson

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Centre d'art le LAIT Laboratoire artistique international du Tarn

Refaire surface

du 1er juillet au 22 octobre 2017

Projet organique, arborescent et évolutif, Suspended Spaces a comme méthode le déplacement: géographique, artistique, culturel et intellectuel. Invité par le Centre d'art Le LAIT à investir les Moulins Albigeois pour la dernière fois, il a rassemblé des photographies de plus d'une cinquantaine d'artistes, faisant écho au titre de l'installation, Refaire surface. En résulte une vaste exposition visuelle sous forme d'affiches, dont une partie se dissémine dans la ville, une sorte d'image mentale de la création actuelle, où dialoguent et s'entrechoquent réalité, rêve, humour et beauté.

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En attendant la suite

du 7 décembre 2017 au 12 janvier 2018

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Centre d’art contemporain - la synagogue de Delme

Shilpa Gupta - Drawing In the Dark

du 21 octobre 2017 au 18 février 2018

Artiste majeure de la scène artistique indienne, Shilpa Gupta (née à Mumbai en 1976) mène depuis plusieurs années des recherches de fond et de terrain sur les flux migratoires, les minorités ethniques, ou encore la mondialisation et ses effets sur la circulation des biens et des personnes. 


Pour le centre d’art contemporain - la synagogue de Delme, l’artiste convoque l’ensemble de ces thèmes et engage le spectateur dans une relation physique à l’espace dès l’entrée de l’exposition : une lourde barre de métal vient perturber l’architecture et le passage des visiteurs. À la violence d’un geste de séparation entre extérieur et intérieur, Shilpa Gupta oppose la liberté de chacun de se frayer un passage. Avec l’exposition Drawing in the Dark, elle aborde les notions de frontières en montrant que les transferts culturels, les échanges économiques et humains redessinent de manière subjective les lignes de démarcation officielles et suggèrent une redéfinition des États-nations. 

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Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac

Alexandra Bircken - STRETCH

du 8 septembre au 17 décembre 2017

« La peau est notre plus grand organe et aussi ce que nous voyons quand nous nous regardons. Ce que nous avons de plus profond, c’est la peau. Notre vulnérabilité s’y dessine. La douleur. Notre peau participe à chacun de nos mouvements. S-T-R-E-T-C-H. Toute une vie durant. Imaginez. À chaque mot, nos lèvres s’étirent. Nous avons l’habitude de percevoir nos corps et les objets comme un tout, avec une couche, une housse. Et le choc n’est pas loin quand ce revêtement qui protège, habille, cache et représente est absent ou coupé en deux et se révèle. C’est drôle, non ? Je m’intéresse à la structure, à la nature, à la fonction qui devient alors visible. Qui recèle une vérité. Une authenticité. Quand on fait une incision dans la peau, on peut la recoudre. Le corps guérit et fonctionne de nouveau. Mais il reste une cicatrice qui rappellera la blessure pour toujours. Le corps est alors autre. Je suis autre. » 
« Alexandra Bircken en conversation avec Claire Le Restif, Kathleen Rahn et Susanne Titz » (extrait) dans Alexandra Bircken, STRETCH. Catalogue des expositions au Kunstverein Hannover, Museum Abteiberg, Mönchengladbach, Le Crédac, Ivry-sur-Seine, éd. Walther König, Cologne, 2017.

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Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière

TRANSHUMANCE

du 25 juin au 5 novembre 2017

Cet été, le Centre National des Arts Plastiques (Cnap) et le Centre international d’art et du paysage célèbrent l’art public en milieu rural à travers la création d’un parcours d’œuvres sur l’île et dans les communes autour de Vassivière. Présentée en parallèle dans les espaces du centre d’art, l’exposition prolongera la réflexion sur l’expérience de l’œuvre publique.

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Hemali Bhuta

du 19 novembre 2017 au 4 mars 2018

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Centre National d'Art Contemporain de la Villa Arson

Anthony McCall : Leaving (with two-minute silence)

du 15 octobre 2017 au 7 janvier 2018

Anthony McCall présente « Leaving (With Two-Minute Silence) », une double projection horizontale sonore de 2009, produite en collaboration avec le musicien et compositeur David Grubbs.

Première œuvre de l’artiste en trente ans de production à inclure du son, la pièce se compose de deux formes projetées parallèlement dans l’espace. La première commence par un cône elliptique complet, systématiquement coupé jusqu’à ce que rien ne soit laissé. L’autre commence avec rien et évolue de la même manière jusqu’à ce qu’elle devienne à son tour un cône elliptique complet. L’environnement sonore fonctionne comme un « voile » à peine audible, construit à partir de deux espaces sonores opposés : le trafic de la ville émettant d’un côté de la salle, les sons liquides d’un port de l’autre côté. Au cours de chaque cycle, au moment où la forme qui émerge est le contraire précis de la forme qui disparaît, la projection se fige et le son s’efface pour produire un moment de transition où le temps est palpable.

 

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Inventeurs d'aventures

du 15 octobre 2017 au 7 janvier 2018

«Fin des utopies, fin des avant-gardes, fin des grands récits… l’histoire actuelle de l’art a commencé par un grand tomber de rideau. Dans ce paysage de ruines éclatantes, être «un artiste», c’est d’abord surmonter tout ce qui devrait naturellement incliner à ne pas ajouter un objet de plus, dans un monde qui en compte déjà beaucoup. Et si l’artiste le fait, c’est sans aucun doute que quelque chose au fond de lui le porte encore à croire que tous les chemins n’ont pas été explorés, que tous les horizons ne sont pas encore éteints. Ces artistes, ces inventeurs d’aventures, sont-ils les derniers héros ou anti-héros de notre civilisation qui peine à raconter sa propre histoire?»
Gaël Charbau

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Centre Photographique d'Île-de-France

Agnès Geoffray - Before the eye-lid’s laid

du 8 octobre au 23 décembre 2017

L’histoire de l’image pourrait se résumer à celle d’actes violents. L’image pénètre, l’œil dévore, le corps subit, le regard perce. Le travail d’Agnès Geoffray explore ces actes : partant de photographies trouvées, elle expérimente cette latence induite d’images, qui suppose un événement dramatique à venir. Pour l’image photographique, cette latence se situera à la fermeture du diaphragme de la caméra ou à celle de l’œil regardant l’image photographiée. Incarné par le battement de la paupière, ce bref instant est celui avant qu’elle ne se pose.
C’est un temps d’arrêt.
Un moment intermédiaire entre objet et image, vision et regard.
Un moment où l’on retient son souffle.

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Centre Régional d'Art Contemporain Occitanie

La Tempête

du 25 novembre 2017 au 11 mars 2018

William Shakespeare n’a besoin que de ces quelques mots pour évoquer la violence de la tempête qu’il campe dès l’ouverture de sa pièce éponyme. Résonne alors en nous cette peur mêlée de fascination que nous éprouvons face aux éléments qui, soudainement, se déchaînent.La tempête est une contradiction intérieure. Nous nous mettons naturellement à l’abri de la foudre, du vent, du tonnerre, de la pluie,… mais demeuront subjugués par cette puissance à l’oeuvre. C’est un sujet sur lequel, de longue date, de nombreux artistes et auteurs se sont penché. Dans le formidable tableau de Giorgione, La tempête est le “personnage” central: “… il y a dans ce tableau un événement qui ne se produit pas, une menace qui demeure en suspens, un éclair qui ne provoque pas d’averse. Les personnages de La Tempête ne semblent pas s’en soucier, rien n’entame leur indifférence, rien ne leur fait perdre contenance… les éléments n’arrivent pas à se déchaîner, la vie ne tient qu’à un fil, elle défie les lois de la physique, et l’imminence de cet événement indéfinissable suscite la crainte et l’inquiétude.” La tempête dans un crâne, dans un verre d’eau, éblouissante, intime, bouleversante, destructrice, source de vie, d’envies et de peurs… C’est autour de ces quelques notions que s’est articulé le choix des artistes, de leurs oeuvres, pour faire de cette exposition un “événement indéfinissable”. Hugues Reip

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Centre Régional de la Photographie Nord Pas-de-Calais

David Schalliol et Justine Pluvinage - Resilient images

du 23 septembre au 19 novembre 2017

Le CRP/ et l’Hyde Park Art Center sont heureux de présenter Resilient Images, une exposition d’œuvres photographiques et vidéos de Justine Pluvinage et David Schalliol, lauréats en 2016 du programme de résidence international du même nom porté par ces deux centres d’art dans les Hauts-de-France et à Chicago.

Resilient Images est le résultat de plusieurs séjours de résidences croisées et immersives pour ces deux artistes, respectivement à Chicago et dans les Hauts-de-France et s’incarne dans une exposition en deux parties qui permet de montrer pour la première fois les nouveaux travaux que chacun a produits au cours de sa résidence. Le CRP/ présente le premier volet de cette exposition qui se redéploiera à l’Hyde Park Art Center en janvier 2018.

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Jean-Luc Tartarin

du 2 décembre au 18 février 2018

L’exposition monographique au CRP/ de Jean-Luc Tartarin présentera un choix d’œuvres récentes mis en regard avec des séries d’œuvres des années 70 et 80. Jean-Luc Tartarin travaille la matière photographique comme le ferait un peintre pour faire affleurer à la surface les nuances, l’épaisseur, le relief, l’émotion, la beauté. Se joue alors ici le trouble du médium photographique dans son dialogue tendu avec la peinture.

« Mon travail repose sur une tonalité intérieure plutôt que sur la restitution d’une nature véritable. Mon expérience se situe plus dans les fictions de la matière colorée – être à la limite, à peine pouvons-nous y croire. »

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cneai =

The House Of Dust By Alison Knowles

du 9 septembre au 19 novembre 2017

En 1967, Alison Knowles réalise The House of Dust, l’un des premiers poèmes générés par ordinateur. Combiné aléatoirement par un logiciel informatique, chaque quatrain représente un programme architectural commençant par « Une maison de … » suivi de propositions de matériaux, de sites, de sources lumineuses et de types d’habitants. Il en résulte 84 672 permutations possibles.

Ce poème bouleverse les principes de l’architecture fonctionnelle et perturbe les logiques du rationalisme et de la cybernétique qui devenaient omniprésentes. Il marque également une nouvelle étape dans l’histoire de la poésie concrète et des oeuvres ouvertes.

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Crac Alsace / Centre Rhénan d'Art Contemporain

Irene Kopelman - On Glaciers and Avalanches

du 15 octobre 2017 au 14 janvier 2018

Quelles que soient les circonstances, si je ferme les yeux à n’importe quel moment de la journée, je peux clairement visualiser certaines images gravées dans ma mémoire. Ce sont des images parfois importantes, réconfortantes, de celles capables de nous transporter vers des moments de nos vies qui nous font nous sentir à l’abri. J’aime penser à ces images comme à une sorte de socle vital, comme s’il s’agissait de bases sur lesquelles s’appuyer pour aller de l’avant.

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Espace de l’Art Concret

OLT - Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage

du 1er avril au 5 novembre 2017

Le projet des artistes Olivier Mosset et Jean-Baptiste Sauvage se déploie sur plusieurs années. Mécènes du sud Aix-Marseille qui réunit 45 entreprises s’associe à l’eac. pour coproduire cette exposition qui interroge les différents champs de productions des signes relevant tout autant de la publicité et du graphisme que de la peinture et de l’architecture.

En écho à son travail de peintures in situ, l’artiste marseillais Jean-Baptiste Sauvage a associé Olivier Mosset à ce projet multiple, fruit d’affinités artistiques et d’envies communes de peinture.

En 1967, le lancement de la marque Elf sur le territoire français a donné lieu à une campagne publicitaire inédite : pendant 15 jours des ronds rouges de plusieurs mètres de diamètre étaient visibles aux abords ou sur les futurs emplacements des 4 200 stations-service de cette nouvelle marque. Olt était le nom de substitution à Elf pour effectuer les différents essais graphiques.

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Carlos Cruz-Diez & la donation Albers-Honegger - Dialogues concrets

du 25 juin 2017 au 10 juin 2018

Depuis 2004, l’eac. offre une vision élargie de l’art concret à travers différents accrochages de la Donation Albers-Honegger, mettant l’accent sur des thématiques historiques, sociales ou parfois plus formelles. À partir de l'été 2017, l’eac. met en place un nouveau programme d’expositions : une relecture de la collection à travers le regard d’un artiste, dans un face-à-face avec une sélection de ses œuvres. C’est l’artiste français d’origine vénézuélienne Carlos Cruz-Diez (Caracas, 1923), figure majeure de l’art optique et cinétique, qui est invité à inaugurer cette nouvelle programmation et endosser le rôle de commissaire.

Cruz-Diez nous livre un point de vue original et personnel des œuvres de la collection en proposant des correspondances audacieuses et pertinentes avec son propre travail : l’artiste réalise des « supports d’événements chromatiques » dans lesquels il appréhende la couleur comme une réalité éphémère et autonome qui évolue dans l’espace et dans le temps, sans l’aide de la forme ou du support, en un présent perpétuel. Dans ses œuvres, les couleurs se font et se défont selon le point de vue adopté et l’angle d’incidence de la lumière. Le spectateur découvre ainsi en lui la capacité de créer la couleur selon ses propres moyens perceptifs.

Par leur vocabulaire plastique, leur démarche expérimentale, participative et pédagogique, les œuvres de Carlos Cruz-Diez tissent un dialogue fécond avec celles de la Donation Albers-Honegger et nous éclairent sur la richesse et la diversité de l’Art Concret.

 

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Espace multimédia Gantner

The Great Offshore – Collectif rybn.org

du 18 novembre 2017 au 27 janvier 2018

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Galerie Edouard Manet/ Ecole municipale des beaux-arts

Jonas Lund - Critical Mass

du 12 octobre au 9 décembre 2017

De la même manière que l’on ne peut voir au travers des yeux d’un autre, le web qui nous est présenté n’est jamais absolument identique à celui présenté à un autre. Des algorithmes organisent ce que nous voyons chaque jour sur nos fils d’actualité, « décident » de combien de temps ce contenu reste visible et à qui il est montré. Pour eux, nous sommes un ensemble de données. Ni plus ni moins. Cependant, leur technologie ne cesse d’évoluer et l’on est désormais bien loin du simple « si vous aimez ceci, alors vous aimerez cela » auquel l’on a tendance à réduire le processus de recommandation. Hors ligne comme sur la toile, les techniques les plus avancées de détection faciale sont mises au service de la classification et de la quantification des items que nous sommes, de la permanente étude de marché dans laquelle nous vivons. Nous sommes des profils démographico-émotionnels.

Commissaire : Aude Launay

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image/imatge

Julien Crépieux – Pavillon avec vue

à partir du 6 octobre 2017

Les mécanismes de la perception, l’exploration du champ du visible et de son histoire et, plus généralement, la production, la transformation et la circulation des images, qu’elles soient fixes ou animées, sont des préoccupations qui traversent la recherche et le travail plastique de Julien Crépieux.
Empruntant fréquemment des images déjà produites dans des champs variés, de l’histoire de l’art au cinéma hollywoodien, de l’iconographie scientifique au flux de photographies amateurs circulant sur internet, Julien Crépieux les transforme pour leur donner une nouvelle dimension aussi bien formelle que poétique. Affirmant un goût certain pour des contraintes conceptuelles qu’il se donne pour cadrer son regard et son écoute, la caméra et le langage du cinéma lui servent en particulier d’outils pratiques et théoriques pour enregistrer des phénomènes aussi ténus que le déplacement d’ondes sonores, le mouvement de la mémoire ou celui de l’œil humain.

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Jeu de Paume

Ali Kazma - Souterrain

du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Né à Istanbul en 1971, Ali Kazma est diplômé de la New School, New York, en 1998. Il vit et travaille à Istanbul depuis 2000. Ayant recours dans son travail aux médias photographiques et filmiques, il parcourt la planète à la recherche de situations, de lieux et de bâtiments où entre en jeu l'aptitude de l'homme à transformer le monde.

Approfondissant des questions fondamentales portant sur le sens de l’activité humaine qui se déploie dans les champs économique, industriel, scientifique, médical, social et artistique, chacune de ses vidéos met en exergue un aspect particulier de son étude des changements qui s’opèrent dans notre monde contemporain, constituant ainsi progressivement une vaste archive de la condition humaine. La démarche d’Ali Kazma est sous-tendue par la volonté d’ajouter à la complexité et au mystère du monde, d’ouvrir et de susciter un discours esthétique et éthique à partir de l’interconnexion d’un ensemble de thèmes.

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Steffani Jemison – Sensus Plenior

du 17 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Steffani Jemison utilise des dispositifs photographiques temporels et discursifs pour interroger le concept de «?progrès?» et ses alternatives. Abordant dans son travail la culture afro-américaine en relation avec le modernisme et la pratique conceptuelle, elle a adopté, pour stratégie d’étude, la lecture collective de la littérature historique noire.
S’appuyant sur une pratique assignant à l’histoire et à la culture afro-américaines une place située au carrefour de l’art conceptuel, Steffani Jemison sonde les stratégies visuelles léguées par le passé et la façon dont elles limitent et élargissent tout à la fois notre accès à l’histoire.

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La Chapelle Jeanne d'Arc

Bernard Calet - RANDOM

du 24 juin au 29 octobre 2017

L'artiste est doté d’un imaginaire glaneur, qui agrège volontiers les références dans la littérature, la musique, l’architecture ou l’histoire de l’art, et qui procède par ricochets, glissements et soubresauts singuliers. Pas très étonnant que l’artiste choisisse un titre d’exposition à rebonds : RANDOM. Il paraît délicat de traduire précisément cet anglicisme qui signifie à la fois hasardeux, arbitraire, accidentel, imprévisible, et aléatoire. Thouars plus que la Chapelle elle-même a servi de contexte mental à l’exposition, comme si l’artiste avait pensé l’in situ à l’échelle urbaine. 

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La Criée centre d'art contemporain

Yann Sérandour - Pièces pour clavecin

du 16 septembre au 19 novembre 2017

A. – Vous ne trouvez pas qu’il fait trop chaud pour écrire un communiqué de presse ? 
S. – Oui, beaucoup trop ! En plus, Yann dit qu’il est aussi trop tôt pour savoir précisément de quoi sera faite son exposition, vu qu’elle n’ouvre que dans trois mois. 
M. – On sait quand-même deux ou trois choses sur Yann et cette exposition… 
S. – Tu as raison. On pourrait commencer par dire que Yann est un artiste conceptuel érudit et plein d’humour et qu’en ce moment ses cheveux font une grosse boule frisée autour de sa tête ! Je ne l’ai pas vu depuis quinze jours — il y a deux semaines, ça allait encore —, mais Julien Bismuth qui est allé chez lui avant-hier soir m’a raconté qu’ils dînaient à l’ombre d’un arbre dans son jardin et que plein de feuilles restaient accrochés à ses cheveux... 
A. – Tu veux rire ?! Ton anecdote me fait penser à cet autoportrait de Yann que j’ai vu dans l’exposition de Bruno Peinado au Hangar à bananes à Nantes il y a deux ou trois ans : une série de quatre estampes dans lesquelles il détourne le logo des shampooings Schwarzkopf. Tu vois ce logo à tête noire ? Et bien, il l’a modifié pour y insérer son propre profil dans quatre états successifs de la repousse de ses cheveux. [...]

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La Kunsthalle

Steve Roden - Quand tout s’éparpille, il faut rassembler les pièces… différemment

du 14 septembre au 12 novembre 2017

Steve Roden, artiste plasticien et sonore, développe une œuvre multiforme. Il invente des systèmes à partir de partitions musicales, de mots, de cartes, d’imprimés qui le guident ensuite dans ses réalisations plastiques et sonores. Le matériau source inspirant devient une sorte de squelette formel sur lequel les travaux finis sont construits.

Cette exposition regroupera ces différentes formes de notations spécifiques, ainsi que des films, des pièces et sculptures sonores. Au travers de cette mise en espace s’établissent des jeux de correspondances visuelles et textuelles où la représentation du son est intrinsèque à chaque pièce.

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Le 19, Centre régional d'art contemporain

Indexmakers

du 23 septembre 2017 au 7 janvier 2018

Artiste-éditeur ou artiste tisserand, femme indienne ou africaine, cyberactiviste, penseur du post-colonialisme, bidouilleur informatique, etc., l’exposition accueille celles et ceux qui contribuent aujourd’hui à créer du commun par la mise en visibilité de savoirs mineurs. La traditionnelle dichotomie entre « celui qui pense » et « celui qui fait » est  ainsi remise en jeu, afin de dépasser une appréhension strictement esthétique ou utilitaire, et envisager de nouvelles formes de diffusion de l’information. Les rapports de pouvoir, de prestige, d’identité s’en trouvent également perturbés.

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Le CAIRN Centre d'art

TILL ROESKENS - DRAILLES

du 24 juin au 30 novembre 2017

Amateur de géographie appliquée, Till Roeskens appartient à la famille des artistes-explorateurs. Son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins.
Lors de sa résidence au CAIRN centre d’art, et poussé par son intérêt personnel pour le pastoralisme, l’artiste a rencontré plusieurs bergers de la Vallée de la Haute Bléone. Deux de ces rencontres ont débouché sur deux projets distincts et complémentaires :
– D’une part le «Sentier de Marcel» : projet né de la rencontre entre l’artiste et Marcel Segond, berger depuis l’âge de 13 ans. Till Roeskens a entrepris de rendre accessible le sentier, jusqu’à présent embroussaillé, qui fut celui du berger durant des années, créant une sorte de métonymie concrète entre le sentier de montagne et le chemin de vie.
– D’autre part, la «Carte de Charlie» : projet né de la rencontre entre Charles Garcin, également berger et l’artiste. De cette rencontre s’est développée la création d’une carte subjective de la Vallée de Chavailles, résultant des noms donnés par le berger aux différentes composantes de son environnement.

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gethan&myles – Conservation

du 17 septembre au 5 novembre 2017 au Musée Gassendi

« Conservation: de la nature, du patrimoine, d’une identité… L’homme – le grand destructeur – a, paradoxalement, longtemps cherché à protéger et à préserver. Status quo! Solidité des choses! Cette volonté de maintenir les éléments dans un état constant nous fascine. Peur? Hubris? Bonté? Certes il est important de sauvegarder, mais comment résister au mouvement, à la mutabilité des choses? Le fleuve coule. Le temps passe. Naissance, trépas. Naissance, trépas… And so on. Et pourtant l’homme s’obstine devant l’énormité du temps: c’est bête, fou, et beau ».

gethan&myles

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Le Carré, Centre d'art contemporain du Pays de Château-Gontier

Gaëlle Chotard - Percées

du 16 septembre au 12 novembre 2017

À base de fils et de mailles métalliques, Gaëlle Chotard tricote, sculpte et dessine un univers étrange et poétique. Ses œuvres minutieuses et fantasmatiques mêlent ombres et volumes, lignes et mouvement qui, subtilement, mettent à nu et cristallisent l’inconscient.

Le travail de Gaëlle Chotard se déploie autour de l’utilisation de fils métalliques crochetés et de sa recherche de justesse entre maitrise et lâcher-prise. Elle navigue entre structure et hasard pour dessiner en volume un paysage, écho d’une projection mentale. Une pratique singulière qui habite poétiquement l’espace par des structures de fil sur lesquelles l’oeil funambule file jusqu’au vertige. Là des lignes, là des trames, dessinées sur la page blanche du mur, comme des chemins menant du réel à l’abstrait, du paysage à l’intériorité. Autant de filets énigmatiques, au minimalisme habité, dans lesquels l’artiste recueille la vibration fragile de l’instant. Singulier, son univers est celui d’une intimité sensuelle, à fleur de peau, une relation au corps ouvragée et délicate.

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Laurent Le Deunff - Stalactite & Stalagmite

du 21 janvier au 15 avril 2018

Le travail de Laurent Le Deunff s’articule autour de la sculpture et du dessin. Si la nature est très présente dans ses oeuvres, c’est plutôt une idée de la nature, comme espace de projection, qu’il faut y voir.
L’artiste aime l’idée de décor et appréhende le lieu d’exposition comme un espace de narration. Il aime donner une seconde vie à des matériaux bruts ou d’occasion, réactiver des oeuvres dans un nouveau scénario, rejouer des figures (éléphant, morse…) de différentes manières. Pour Laurent Le Deunff, les sculptures ont leur vie propre et la réalité de ce qu’il nous présente est constamment remise en question. Comme une sorte de vertige conceptuel, il use d’un effet de trompe-l’oeil inversé dû au contraste entre le sujet et le matériau utilisé. L’objet proposé « est ce qu’il n’est pas » et devient alors une énigme. L’artiste nous propose alors un récit pluriel, fragmenté, plus sous forme d’indices que de preuves.

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le Creux de l'enfer - centre d'art contemporain

Marc Lathuillière - Fabrique nationale

du 11 octobre 2017 au 28 janvier 2018

À l’origine tourné vers l’écriture, et reporter sur des terrains étrangers, Marc Lathuillière a entamé en 2004 un parcours d’artiste essentiellement appuyé sur la photographie. Influencé par sa formation en Sciences politiques, et par une approche anthropologue du réel, son principal projet, Musée national, est un vaste inventaire critique de la France et des Français. En treize ans, il a photographié plus de mille personnes à travers trente cinq départements, dont un grand nombre dans le Puy-de-Dôme. Cette entreprise prend la forme d’une série de portraits contextuels dans lesquels les sujets, de l’artisan aux élites, portent tous un même masque. Le dispositif instaure un regard déstabilisant sur le lien des Français à leurs patrimoines et sur la construction de leur mémoire collective. En le figeant, le masque met en effet en doute tout le hors visage de la représentation : costume, mobilier, architecture, paysage, geste professionnel ou domestique. Il manifeste ainsi le mouvement de muséification à l’œuvre dans la société française, tout autant que le rôle de l’image dans le repli identitaire que ce processus induit.

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Le Grand Café - Centre d'art contemporain

Marcos Avila Forero – Les choses qui vibrent

du 14 octobre 2017 au 7 janvier 2018

Artiste du déplacement, Marcos Avila Forero opère sur le terrain, aux confins du monde. Ses oeuvres portent l’empreinte de rencontres avec des communautés plongées dans l’invisibilité dont il met l’histoire en lumière. Ses interventions à même le contexte condensent la force de l’engagement et la puissance de la poésie.
Au Grand Café - centre d'art contemporain, Marcos Avila Forero réunit des oeuvres clés de son parcours et des créations réalisées pendant sa résidence à Saint-Nazaire. Chacune d’elles entremêle divers récits de revendications actuelles ou historiques : conflit syrien, processus de paix en Colombie, guerre de l‘Antiquité, traite négrière. Cette polyphonie de vies anonymes étrangères dont l’artiste se fait le porte-voix crée une « intense proximité » qui fait résonner l’universalité du singulier.

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Le Parvis, Centre d'art contemporain

Sans tambour ni trompette – cent ans de guerre

du 22 septembre 2017 au 7 janvier 2018 au Musée Massey, Tarbes ET du 13 octobre 2017 au 13 janvier 2018 au Parvis, Tarbes

Conçue comme une réponse au centenaire de la Première Guerre Mondiale, "Sans tambour ni trompette – Cent ans de guerres" permet de revenir sur la Guerre des Tranchées, mais surtout sur les guerres contemporaines.
Au musée Massey, les artistes invités questionnent les stratégies conflictuelles et l’apparat guerrier en dialogue avec les collections permanentes.

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Maison des Arts Georges et Claude Pompidou

Mathieu Provansal - Capitainerie

du 24 septembre au 3 décembre 2017

La percussion d’un mot, une parole dite dans le jeu d’une amitié adolescente sont à l’origine de ce titre. Mathieu Provansal a conservé le sobriquet de « Capitaine », depuis ce matin de fête à Aix-en-Provence dans les années 80… Capitainerie devient ce lieu depuis lequel l’artiste observe et organise sa vision du monde : un chaos joyeux qui mêle sculptures, photographies, écrits et dessins, dans une tension dont il est l’artisan précis, érudit et pétillant. Mathieu Provansal déborde toujours du sujet. Travaillant à rebours de la prolixité, il relie les objets, les mots, les histoires comme pour réparer une fracture originelle, associer l’art et la vie. Lui, qui fonctionne dans un monde où le magique investit le trivial, développe — malgré son peu d’appétence pour le digital — une pensée rhizomique.

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Micro Onde - Centre d'art contemporain de L'Onde

Karina Bisch - Les Tableaux vivants

du 7 octobre au 22 décembre 2017

Karina Bisch laisse sa peinture envahir le décor. Foulards, tableaux, costumes ou parapluies, rien ne semble échapper au grand carambolage de formes et de couleurs qu’elle met en scène avec joie et détermination.

 

Malicieusement, elle détricote le grand jeu de l’art moderne — une maille à l’envers de l’art géométrique, une maille à l’endroit de l’expression débridée — et tire en diagonale le fil du temps présent. Sa peinture est vivante, ses tableaux sont vivants. Pour cette exposition, elle réalise trois tableaux monumentaux qui sont à la fois la scène, le décor et le rideau. Véritables peintures d’histoires, Les Tableaux vivants nous entraînent dans l’éternelle danse des formes et content à nos yeux les primitifs plaisirs de la couleur.

 

 

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Palais de Tokyo

Carte blanche à Camille Henrot - Days are Dogs

du 18 octobre 2017 au 7 janvier 2018

À l’automne 2017, le Palais de Tokyo confie à Camille Henrot la totalité de ses espaces d’exposition à l’occasion de la troisième édition d’une série de cartes blanches, initiée avec Philippe Parreno en 2013 et poursuivie avec Tino Sehgal en 2016.

Pour cette carte blanche, l’artiste française a choisi de présenter un vaste ensemble d’œuvres, auquel s’ajoutent des productions d’artistes internationaux avec lesquels elle entretient un dialogue fécond : David Horvitz, Maria Loboda, Nancy Lupo, Samara Scott et Avery Singer. Elle invite également le poète Jacob Bromberg – avec lequel elle a collaboré sur plusieurs de ses œuvres – pour l’écriture des textes accompagnant l’exposition ainsi que pour la création d'un projet original.

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Parc Saint Léger - Centre d’art contemporain

Uriel Orlow - Theatrum Botanicum: The Memory Of Trees

du 24 septembre au 10 décembre 2017

Le Parc Saint Léger est heureux d’accueillir une nouvelle phase du projet Theatrum Botanicum une recherche au long cours d’Uriel Orlow qui s’enrichit à chaque occurrence. L’étude prend forme à travers des modes aussi divers que le film, la photographie, le son ou encore l’édition, pour construire une sorte de theatrum mundi qui place la botanique comme un acteur central du monde. Partant du double point de vue de l’Europe et de l’Afrique du Sud, l’artiste explore les liens entre l’écologie des plantes et la construction de l’identité nationale. Les plantes endossent ici les rôles d’acteurs, de témoins ou d’instruments œuvrant à l’organisation de l’espace, à la délimitation des frontières et, par conséquent, à l’établissement des territoires. Cet univers botanique permet ainsi de révéler ou de réévaluer des narrations politiques, sociales, économiques, mais aussi spirituelles.

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Passerelle Centre d'art contemporain

Gòtico tropical – Variaciones de la luz en otras dimensiones

du 7 octobre au 30 décembre 2017

Passerelle Centre d’art contemporain à Brest présente une exposition d’œuvres historiques et contemporaines inédites en France, dont l’ambition est de dresser un panorama sensible et transgénérationnel du mouvement Gótico tropical (Gothique tropical) qui fut et demeure une expérience culturelle et artistique aussi fascinante que spécifique à la Colombie.

Dans la seconde moitié du XXème siècle, la Colombie lourdement marquée par les violences voit naître alors des figures esthétiques inédites. Les mentalités changent, les rêves et les fantasmes se libèrent, chacun expose ses idées publiquement, des formes artistiques s’inventent et de nouveaux frissons sont explorés. La rupture brutale de l’équilibre social en Colombie oblige à une reconfiguration collective des attentes et des espérances dont le genre du ?Gothique Tropical” livre sa vision monstrueuse.

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Julie Béna – Have you seen Pantopon Rose ?

du 7 octobre au 30 décembre 2017

Le projet de l’artiste française Julie Béna Have you seen Pantopon Rose? s’appuie sur le théâtre, l’antiquité, la mythologie, la littérature, la vie nocturne. Le personnage de Rose se définit par rapport à son lieu d’existence et aux gens qui l’entourent.

L’histoire de Have you seen Pantopon Rose? est composée d’objets, de textes, de gestes, de musiques que suivent deux entités : Rose Pantoponne, et le Choeur. Le Chœur, c’est la parole principale, explicative, celle qui donne le la.
Rose Pantoponne, personnage quasi muet incarné par l’artiste elle-même, ce sont les gestes, les manipulations, les cocktails, la danse.

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Surfer un arbre - Un projet de Nicolas Floc’h avec les artistes associés

du 7 octobre au 30 décembre 2017

Passerelle Centre d’art contemporain présente Surfer un arbre un projet mené par Nicolas Floc’h en 2016. Après une année de recherche, d’expérimentations, de voyages voire d’errances, ce projet collectif refait étape à Brest : un film, une installation, un processus, un workshop, une communauté et des projets d’artistes.

Surfer un arbre est un projet initié par Nicolas Floc’h en septembre 2016 qui réunit une quinzaine de surfeurs (amateurs et initiés) artistes et étudiants, designers, chorégraphes, critiques d’art et graphistes.

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Pavillon Blanc Henri Molina

Julia Marti et les oeuvres de la collection des Abattoirs, musée FRAC Occitane, Toulouse

du 14 octobre 2017 au 6 janvier 2018

Julia Marti, dessinatrice et graphiste, met en scène des œuvres des Abattoirs. Celles-ci empruntent ouvertement leurs traits et leurs sujets à la bande dessinée. Les œuvres exposées évoquent le travail de rapprochement entre des expressions artistiques et populaires : Dubuffet avec l’art brut, Robert Combas et Hervé Di Rosa avec la bande dessinée dans les années 80 avec la Figuration libre ; Alain Séchas et Stéphane Calais poursuivent aujourd’hui ces jeux d’interférences entre les arts. Invitée à mettre en scène et à commenter l’histoire de ces œuvres par ses dessins, la dessinatrice Julia Marti, membre du fanzine suisse Strapazin, conduit alors le spectateur dans une visite dessinée, à mi-chemin entre des dioramas qui raconteraient les œuvres et une bande dessinée en trois dimensions.

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EXPOSITION BISCOTO

du 14 novembre au 16 décembre 2017

À l’occasion du festival BD, les éditions Biscoto s’emparent du Pavillon Blanc au moyen d’une exposition autour des albums Le Meilleurissime Repaire de la Terre et Francis Saucisson et l’Art de vivre. L’exposition rassemble des éléments grandeur nature, des contenus pédagogiques et des planches originales. Venez vous cacher dans la cabane de Leïa et partez à la recherche des tableaux mystérieux aux côtés de Francis Saucisson.

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Transpalette

Traversées Ren@rde

du 21 octobre 2017 au 28 janvier 2018

Le Transpalette vous invite à une traversée des plaisirs décomplexés, entre «œuvres historiques» issues des collections de Beaubourg et artistes invité.e.s, qui chacun à leur manière, dans leurs pratiques singulières, voire dérangeantes, n’ont de cesse de réinventer les centres et les périphéries des grands récits de l’art.

À partir de notre incapacité à nous satisfaire d’une histoire insuffisamment plurielle, d’un prestige marchand dominant, d’une hiérarchisation conservatrice des approches artistiques, l’exposition Traversées Ren@rde s’est construite par furetages en creusant moult terriers. Elle invite à cheminer à la rencontre de territoires ouverts, sans frontière, sexualisés, post-identitaires. Des territoires pensés et fabriqués par près de cinquante artistes qui participent activement à réinventer les modes de résistance face aux systèmes et aux modèles dominants.

 

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Villa du Parc Centre d'art contemporain

Danilo Dueñas - Réparer la vision

du 16 septembre au 22 décembre

La Villa du Parc, centre d’art contemporain présente la première exposition personnelle en France de Danilo Dueñas, artiste incontournable de la scène de l’art contemporain en Colombie depuis trois décennies. Intitulée « Réparer la vision », l’exposition est entièrement pensée et produite pour les espaces de la Villa du Parc et le contexte français, mêlant des objets à forte connotation culturelle et des matériaux de récupération trouvés depuis la position géographique et institutionnelle propre au centre d’art. 
 
L’art de Danilo Dueñas est habité par la forte empathie de l’artiste avec le monde autour de lui. Objets regardés, trouvés, récupérés, assemblés sont la base d’une pratique aux formes multiples, picturale, sculpturale et installative. La prise en compte du contexte architectural et de l’exposition comme œuvre s’est imposée progressivement, à mesure que Danilo Dueñas élargissait les conditions de visibilité, d’interaction et d’équilibre entre ses œuvres. 

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